Complément au Castelo-Lillois n°13 spécial témoignages

Extraits d'actes notariés concernant la guerre de Trente Ans

Partie 1 - Notaires hors de Lille

 

1648 – Emprunt, récoltes foulées par les chevaux des soldats - Radinghem

2 E 3 / 5119 acte 47 du 13/01/1648 Toussaint DU GAVRE laboureur demeurant à Radinghem, âgé de 70 ans, Pierre DARTHOIS laboureur demeurant audit lieu, âgé de 60 ans, ont bonne connaissance de Martin LECOURT fils de feu Pierre, laboureur demeurant à Radinghem et de certain lieu manoir audit lieu ayant appartenu à, à présent défunte, Marguerite LERNOULT, et comme ledit Martin LECOURT a labouré et ensemencé pour les dépouilles de août 1646 et 1647, mais à raison des guerres survenues et tant aux sièges d'Armentières, La Bassée, que aux environs de l’abbaye de Loos et Haubourdin, et durant lequel temps tous les soldats tant d’Espagne que français, courant et ravageant toutes les avestures tant varde que sec et à domicile, et voire même tout couper les herbes et rompre les maisons, prendre vache et meuble et pillant et ravageant les censiers tellement de reste que lesdits soldats ont laissé desdites avestures tapées par terre par les pieds des cheval et autrement comme les paysans de la Châtellenie de Lille en sont sage et ne peuvent payer les mauvais dépenses qu’il survient à cause des héritages, et est contraint d’emprunter argent et faire plusieurs bons amis pour survenir auxdits mauvais dépenses durant lesdites deux années.

1648 – Remise de bail - Fromelles

2 E 3 / 5119 acte 55 du 17/01/1648 Jeanne COCQUEL veuve de Jan DUFLOCQ, demeurant à Fromelles, déclara qu’elle avait pris en cense de Françoise WALLENDUCQ veuve de Jean BARON, demeurant à RADINGHEM, un lieu manoir à FROMELLES contenant 24 cents pour 9 ans, mais à raison des guerres et autrement, elle ne peut entretenir son bail et remet la maison et les terres ce jour à condition que seure et amendises trouvés sur le lieu soient déduits de son rendage.

1648 – Pas de récolte possible - Beaucamps

2 E 3 / 5119 acte 101 du 17/03/1648 Louis REUBREAU fils de feu Jan, laboureur demeurant à Beaucamps, âgé de 48 ans, Jan FLAMEN fils de Charles, laboureur demeurant à Beaucamps, âgé de 33 ans, affirment qu’ils ont bonne connaissance de Charles LEBLANCQ fils de feu Jan, laboureur demeurant à Beaucamps, et de plusieurs belles pièces de terre à labeur à Beaucamps appartenant au révérend Prélat de l’Abbaye, et comme ledit Charles LEBLANCQ les a fait labourer et ensemencer pour faire les dépouilles de août 1646 et 1647, mais à cause des guerres et des pillages, ces dépouilles n’ont pu avoir lieu.

1648 – Siège d'Armentières en 1645, troupes à Radinghem 1644

2 E 3 / 5119 acte 131 du 03/07/1648 Hippolyte LUTHUN fils de feu Pierre, demeurant à Radinghem, âgé de 50 ans, Jacques BARTIER fils de feu Charles, demeurant à Radinghem, âgé de 32 ans, Jean LAINGNEL fils de feu Jean, laboureur demeurant à Radinghem, âgé de 31 ans, affirme qu’ils ont bonne connaissance de Pierre DELIGNY laboureur couturier demeurant à Radinghem, et aussi de 3 cents de jardin à Radinghem, appartenant à Pierre BRASME laboureur demeurant à Houplines, pour lesquels il est entré en cense en 1640, mais à raison des passage, rapassage des armées tant d’Espagne que de France, n’aurait fait les dépouilles comme il devait faire auparavant les guerres, et principalement en l’année 1645 lorsque les armées de France auraient mis le siège proche d'Armentières, et davantage en l’an 1644 lorsque les troupes d’Allemands étant à Radinghem conduits par le Prince de LIGNE, ayant été 8 jours et encore davantage, qui a causé que ledit Pierre DELIGNY n’a pu faire ses dépouilles et que tout a été perdu tant fauché que varde et à domicile et n’aurait profité des dépouilles pour payer les mauvais dépenses.

1649 – Siège d'Armentières, Lorrains, ne peut payer les contributions - Radinghem

2 E 3 / 5120 acte 38 du 27/02/1649 - témoignages

Jacques DERACHE fils de feu Estienne, demeurant à Ennetières en Weppes, âgé de 33 ans, Antoine DUMEZ fils de feu Antoine, censier et laboureur demeurant à Radinghem, âgé de 20 ans, affirment qu’ils ont bonne connaissance de Noël WALLENDUCQ laboureur demeurant à Ennetières et d’un lieu manoir contenant 11 mesures à Radinghem, qu’il aurait pris en cense pour faire les dépouilles de août 1647 et 1648, mais à raison des guerres et armées d’Espagne et de France, tant durant le siège d'Armentières, que l’armée du Roy et des Lorrains en l’an 1648, passage d’armés de France, courage (courses), pillage, voleries faits durant ledit an, et pertes des bêtes et meubles qui ont empêché les dépouilles et ont pris les avestures sur lesdites terres dudit Noël WALLENDUCQ, si bien qu’il n’a pu payer les contributions.

1649 – Réduction de contribution - Beaucamps

2 E 3 / 5120 acte 62 du 19/06/1649 Charles BUISINE fils de feu Jan, charron demeurant à Beaucamps, âgé de 50 ans, Mathias PLANCQUE fils de feu Claude, âgé de 48 ans, affirment qu’ils ont tous deux été ministres des pauvres de Beaucamps, à savoir ledit Charles BUISINE les années 1648, 1647, et ledit Mathias PLANCQUE 3 ans et en ce compris seulement l’année 1645 et qu’ils ont bonne connaissance que les fermiers des terres des pauvres ont durant lesdites années fait labourer, cultiver pour en faire les dépouilles aux mois d’août 1645, 1648 et 1647, mais à raison des guerres, passages et rapassages pilleries faits tant d’Espagne que France, n’ont pu faire les dépouilles et il a été ordonné aux pauvrisseurs de ne prélever que la moitié des contributions.

1639 – Mobilisation de soldats - Fleurbaix

2E3 5117/46 - 13/4/1639 - désignation d’un soldat

Jean COSTENOBLE fils de feu Augustin, et Jean MOREL fils de feu Jean, tous deux échevins demeurant à La Boutillerie paroisse de Fleurbaix, ont désigné comme soldat pour satisfaire à l’ordonnance du Gouverneur de Lille, Jehan DESCAMP fils de feu François, demeurant à Erquinghem sur la Lys pour le salaire de 12 livres parisis à payer au 14/04/1639 ainsi que ses armes.

1652 – Ravage de Radinghem

2 E 3 / 5122 acte 13 du 28/02/1652 Jean DUHEM fils de feu Jan, laboureur demeurant à Radinghem, âgé de 30 ans, François BATTEUR, laboureur audit lieu, âgé de 37 ans, affirment qu’ils ont bonne connaissance de Martin LECOURT fils de feu Pierre, laboureur demeurant à Radinghem, et aussi d’un lieu manoir contenant 2 bonniers 2 cents à Radinghem, que ledit Martin a labouré et ensemencé pour les années 1649 à 1651, mais en raison des armées d’Espagne et de France passant et rapassant, étant icelle armée du quartier d'Armentières, Lille, Haubourdin et autres lieux, et celle de France étant par plusieurs fois proche de La Bassée, Lens, Illies et Pont d'Estaires, les soldats ravageant Radinghem et prenant tout ce qu’ils pouvaient, meubles, bestiaux, avestures, ledit Martin LECOURT a eu de grands frais de sauvegarde et n’a pu récolter qu’une petite partie.

1652 – Logement de soldat - Fournes

2 E 3 / 5122 acte 39 du 15/07/1652 Maître François WANTIER prêtre pasteur, âgé de 28 ans, Charles GARIN lieutenant de Fournes, âgé de 52 ans, Antoine LECOCQ fermier du Château et Basse-cour de Coupigny, âgé de 26 ans, ont bonne connaissance de Morand DE SIN soldat du comte d'Annappes qui a été sauvegardé au village de Fournes un mois pendant que l’armée de Sa Majesté était à Annœullin, Carnin, Allennes et que ledit Morand avait convenu de prendre en salaire aux manants, argent ou grain ou soucrion, et comme les paysans ne pouvaient aller en ville chercher de l’argent, ledit Morand a pris le risque d’y aller.

1654 – Destruction des avestures - Fleurbaix

2 E 3 / 5804 acte 37 du 03/08/1654 Lambert DESALLOMME laboureur demeurant Erquinghem âgé de 35 ans et Louis HENNART aussi laboureur demeurant audit Erquinghem âgé de 48 ans ouï et examiné après serment par eux prêtés es mains de moi notaire, ont dit et attesté avoir pris connaissance des dommages et dégâts fait par les gens de guerre des troupes lors conduits par Mr le Comte De Neuville durant le temps qu’ils on été logés à Fleurbaix, et autres avestures sur les terres à labour en mai 1654 sur les ablais et avestures de blé, mil, froment et autres avestures sur les terres à labour gisant à Fleurbaix que sur la seigneurie de Catinghem.

1655 – Ruiné par la guerre - Fromelles

2 E 3 / 5804 acte 67 du 06/04/1655 Jean PLOYART censier demeurant Fromelles déclare que par insolvence et impuissance de pouvoir maintenir et subsister sa cense et labour pour les grands frais et mauvaises dépenses qu’il a encouru souffert et supporté par ces misères des guerres tant des armées de sa majesté que celles des ennemis, ayant été à cette cause ledit comparant remis et par cette remet sa dite cense et labour aux dites dames par insolvence et pauvreté ainsi que veut la coutume, ce que lesdites dames acceptent.

1659 – Logements - Erquinghem

2 E 3 / 5806 acte 168 du 13/11/1659 Pierre DEGRUSON fils de feu Gaspard, laboureur demeurant Erquinghem sur Lys âgé de 42 ans et Antoine DUBACQ fils de feu Gérard laboureur demeurant audit lieu âgé de 29 ans, qui après avoir ouï et examiné sur les interrogations à eux verbalement proposées de la part de BAZELLE Pierre laboureur demeurant Sailly sur Lys absent au passement de cet, lesquels après serment prêté devant moi attestent pour vérité que l’an 1657, ledit BAZELLE Pierre aurait été grossièrement logé et fourragement des gens de guerre de certaine partie d’armée conduite par Mr DRUIOT, tant par passages que logement par eux fait audit Sailly sur la rue du Lys, par lesquels logements et passages ledit BAZELLE aurait perdu la plus grande partie des blés et gerbes, fourrage, foin et plusieurs autres meubles tant bagues par ménage comme autrement, item en l’an 1658 de certaine partie d’armée conduite par Mr BASSECOURT où il aurait encore perdu les mêmes choses ainsi que l’herbe des prés mangée par les chevaux desdits gens de guerre que plusieurs bestiaux étant réfugiés à cause des guerres et finalement en cette année 1659 où il aurait encore été logé et fourragé par les gens de guerre de certaine partie d’armée conduite par Mr MARSAIN, ayant été logé à Sailly l’espace de 6 à 7 jours par lequel ledit BAZELLE aurait encore perdu grand nombre de fourrage, foin avoine, vinneaux sur les prés etc.

1668 – Réfugiés au château – Bois Grenier

2 E 3 / 5815 acte 135 du 11/12/1668 Jean MASURELLE fils de feu Guilbert, 35 ans, demeurant à Armentières, Lambert PEUCHELLE fils de Noël, 40 ans, y demeurant, Pierre BRULLANT fils de Jean, 30 ans, demeurant à Erquinghem sur la Lys au Quartier de La Chapelle du Bois Grenier, déclarent avoir été contraints depuis avant juillet 1667 jusque la Toussaint, de se réfugier avec leurs bestiaux dans le château de Bois Grenier à cause de gens de guerre qui passaient journellement, puis Guillaume BOUCHERY fils de feu Pierre, laboureur à Bois Grenier, 33 ans, déclare la même chose.

1635 – On prévoit la guerre – Le Maisnil

2 E 3 / 6107 acte 73 du 08/12/1635 Antoine COCQUEL fils de feu Vincent demeurant à Fief, pays d’Artois, vend à COCQUEL Noël son frère hoste demeurant au Maisnil en Weppes le nombre de 40 verges et au cas que ledit vendeur fut contraint par fortune de guerre quitter et abandonner ledit pays d’Artois en dedans 6 ans date de cette ledit acheteur sera tenu à lui faire avoir une demeure audit Maisnil pour lui sa femme et sa famille pour l’espace de 3 ans le tout à ses dépenses et sans diminution du principal ci-dessus.

1648 – Ruiné – Le Maisnil

2 E 3 / 8806 acte 41 du 05/05/1648 Pierre DEGRUISON fils de feu Jean laboureur âgé de 52 ans, Maître Jean LESECQ chirurgien âgé de 60 ans et Jean LAMERAND fils de feu Jean laboureur dmt tous le Maisnil en Weppes, lesquels après serment prêté par devant moi jurent et affirment d’avoir bonne connaissance de Hugues MOREL laboureur au Maisnil que depuis 9 à 10 ans il aurait supporté de très notables pertes et ruines tant en bestiaux, grains, meubles qu’autrement par les passages et repassages et logement de gens de guerre tant de par que d’autre pris et emportés et que la plus fine partie desdits 9 à 10 ans ledit MOREL n’aurait pu faire aucun profit des abblais procédant des terres par lui occupées et au plus pour satisfaire à ce qui touche à Mrs des états de Lille, Armentières et autres demandes faites par les gouverneurs circonvoisins et outre ce et en l’an 1645 lorsque l’armée de Gassion et Ransau auraient pris poste du quartier de Lille, icelui MOREL aurait lors entièrement perdu tous lesdits abblais, meubles et autres, de sorte qu’il aurait supporté et tenu très notables sommes de deniers de façon que parmi icelle ledit MOREL se trouve présentement intéressé et que parmi ce moyen il ne peut satisfaire présentement ses créditeurs.

1648 – Remise de bail - Illies

2 E 3 / 8806 acte 43 du 16/05/1648 André LHERNOULD laboureur de Fournes, Charles BUISINE laboureur à BEAUCAMPS, lesquels déclarent qu’ils se seraient constitués pleige et caution de Jean LHERNOULD et Jeanne BUISINE sa femme de tout un lieu manoir amassé de maison grange et autres édifices qu’ils auraient pris en cense et louage du Sr de Lion VAL de Lille, contenant jardin et terre à labeur, le nombre de 15 à 16 bonniers d’héritage gisant en diverses pièces au hameau de Bas Willy proche de Illies pour 7 ans et encore pour 2 dépouilles soit la fin pour 1649. Et comme depuis un an, lesdits LHERNOULD et sa femme auraient remis ledit bail au Sr bailleur pour lui en disposer comme il trouvera convenir, attendu qu’ils auraient été contraint de quitter iceux à raison des guerres régnantes que de la perte et prise de La Bassée en 1647, comme étant voisins à icelle et que d’avantage icelui Sr bailleur aurait diverses fois requis amiablement lesdits preneurs de vouloir demeurer et continuer dedans ladite maison le parfait de leur bail, et la vouloir maintenir à cette fin qu’elle ne fusse démolie ou autrement mise en ruine, ce que lesdits preneurs n’auraient pu faire à raison des pertes et ruines totales par eux supportées depuis les guerres régnantes et particulièrement en 1647 où ils auraient totalement perdus leurs avestures meubles bestiaux et autres. C’est pour ces raisons qu’ils auraient nommé leur procureur pour en leur nom remettre es mains dudit Sr bailleur lesdits lieux manoir et héritage ci dessus déclarés.

1648 – Pauvrisseurs dégrèvement, passage d'une escouade - Fromelles

2 E 3 / 8806 acte 80 du 16/09/1648 Maître François BARBRY prêtre pasteur de la baronnie de Fromelles, Pierre DE SALOME lieutenant, André SIX, Georges FLAMENG et Guillaume PETILLON hommes de fief et manant notable d’icelle Baronnie y demeurant, lesquels après serment prêté par devant moi jurent et affirment que depuis 4 à 5 ans échu, ils savent que les marglisseurs et pauvrisseurs d’icelle Baronnie auraient quitté et modéré aux censiers occupeurs tenant aucun héritage appartenant aux pauvres et église dudit Fromelles de la ½ de leurs occupations à raison des pertes par eux supportées depuis lors, affirmant outre d’avoir bonne connaissance de Pierre MOREL laboureur du dit Fromelles que depuis lesdits 4 ou 5 ans échu, il aurait supporté des très grandes et notables pertes tant au fait de logements de guerre, passages et repassages, retraits de bestiaux, grains et abblais à lui appartenant pris et emportés par les gens de guerre de part et d’autre, comme autrement, et particulièrement l’août 1647, ledit MOREL aurait perdu la plus saine partie de ses avestures et abblais, n’en ayant pu profiter fors que peu de choses que gens de guerre auraient laissé sur les héritages par lui occupés, affirmant de plus qu’ils auraient vu ce jour une escouade de cavalerie de la garnison de Lille passant au travers dudit Fromelles et retournait vers ledit Lille et menait avec elle 2 chevaux, lesquels appartiennent audit MOREL, dans laquelle escouade il y aurait un certain Pierre François DE BELLE VALLEZ.

1651 – Autorisation de vendre pour dettes – Bousbecque…

2 E 3 / 8807 acte 124 du 05/12/1651 Par disposition et trépas de Delle Marie BERNIS à son décès veuve de Gilles GHESQUIERE mère grande paternelle dudit suppliant lui seraient dévolues succédées et échues diverses parties d’héritage gisant en plusieurs lieux de la châtellenie de Lille si comme Bousbecque, Fretin, Lesquin et Salomé lesquels villages par la rigueur de cette présente, guerres et descente des ennemis par ladite châtellenie dans l’an 1645, seraient été envahie et les terres demeurées par la plus part sans culture et occupation de telle sorte que ledit suppliant n’aurait reçu que fort peu de rendage des censiers et occupants qui serait été cause qu’il se serait chargé de diverses dettes pour son entretien de la femme et famille puis que par même rigueur il se serait retrouvé la plus part du temps sans ouvrage n’ayant moyen de satisfaire au paiement des dites dettes ni de s’entretenir et subvenir avec sa dite famille, si autrement il ne vient à vendre partie desdits biens ou les charger de quelques sommes de deniers qu’il pourrait lever en cours de rente. Toutefois il en est empêché par la disposition testamentaire de ladite Delle BERNIS terminée en l’an 1633. Comme cette disposition a été faite 12 à 13 ans avant que les guerres violentes fussent en ladite châtellenie, nous autorisons la vente des biens.

1653 – Maladie, trésor caché – Le Maisnil

2 E 3 / 8808 acte 90 du 17/02/1653 Louis BINAULT fils de feu Jean âgé de 68 ans après serment prêté par devant moi jure et affirme qu’au mois de septembre 1648, il aurait été requis par à présent décédé Jean LEFEBVRE laboureur demeurant alors au Maisnil en Weppes pour être commis garde en sa maison à raison que l’un de ses enfants était mort de la maladie contagieuse, moyennant quoi ledit LEFEBVRE lui aurait donné 12 patars par jour, et peu de temps après ledit Jean LEFEBVRE aurait été atteint de ladite maladie contagieuse et serait décédé, et au bout de 40 jours. Antoinette LEBLEU femme audit LEFEBVRE aurait requis ledit déposant à effet qu’il eut à aller en certaine étable où ledit LEFEBVRE serait terminé pour défouir quelque argent que ledit feu Jean son mari avait enfoui, ce qu’il fit. Le défunt ne voulait y toucher à raison qu’elles étaient cachées et qu’il désirait les laisser où elles étaient, et que s’il les eut levé, il était hasard de les perdre par les gens de guerre. Il aurait trouvé au milieu de ladite étable 40 pièces d’argent et 100 autres pièces d’argent tant de 6 patars, 12 qu’autres espèces d’argent. Lesquelles il les aurait mises dans son chapeau et données à ladite Antoinette LEBLEU qui lui aurait donné 2 patacons afin qu’il n’en parle à personne.

2 E 3 / 5180 acte 22 du 31/07/1651 Martin POUTRAIN laboureur à Chauchompret paroisse de Templeuve d'une part, Jean LEMESRE bailli de Pont à Marcq d'autre part. Pari pour savoir si les rois d'Espagne et de France arriveront à s'entendre en 1652 ou après.

1647 – Maladie, régiment, perte de meubles et fruits, maison brûlée en 1641 - Fromelles

2 E 3 / 8808 acte 95 du 04/03/1653 Augustin BECCU fils de feu Charles sergent de la Baronnie de Fromelles âgé de 42 ans, Jacques EMPIS fils de feu Jacques manœuvre âgé de 30 ans et Françoise LETURCQ veuve de Jean CHERIGIER du dit Fromelles, lesquels après serment prêté par devant moi jurent et affirment d’avoir bonne connaissance de Marie DEGRUISON veuve ci devant de Pierre BAILLEU et à présent femme à François DELAVAL naguère audit Fromelles et présentement à BRES pays de Hollande, savoir ledit BECCU de se souvenir qu’en mai 1647, le régiment de SAVARY serait entre 10 ou 12 heures de la nuit venu loger audit Fromelles où ladite Marie DEGRUISON aurait entièrement perdu tous ses meubles, et peu de temps après il aurait vu Jean COCHET cueillir des cerises au jardin d’icelle Marie, ledit Jacques EMPIS est aussi recors que en ladite année 1647,ladite Marie DEGRUISON aurait audit logement perdu tous ses meubles ensemble la plus saine partie des fruits de son dit jardin pris tant par les soldats qu’autres, et ladite Françoise se souvient que ladite année 1647, elle aurait été commise garde en la maison d’icelle Marie DEGRUISON où elle y aurait été dix semaines entières et durant le même temps seraient terminés deux enfants de ladite Marie de la maladie contagieuse pendant lesquelles dix semaines elle n’aurait profité d’aucun fruit de son dit jardin car ils auraient été pris par les soldats et autres et la plus grande partie de ses meubles perdue. Affirmant de plus lesdits EMPIS et LETURCQ que la maison de ladite Marie DEGRUISON aurait brûlée en 1641 vers la Toussaint, l’ayant auparavant avec ses enfants quittée et abandonnée à raison des guerres, où ses grains y auraient brûlés.

1651 – Logement de colonel et nombreux autres, Soldats à La Gorgue, sauvegarde - Radinghem, Haubourdin, Emmerin

2 E 3 / 8808 acte 140 du 16/11/1653 Martin LECOURT fils de feu Pierre laboureur âgé de 38 ans, Michel TESTELIN fils de feu Thomas âgé de 38 ans, Arnould TEMPREMANT fils de feu Arnould âgé de 23 ans, Pierre MESSEANT fils de feu Oste, âgé de 40 ans et Georges FLAMENG fils de Pierre âgé de 31 ans tous laboureurs à Radinghem, lesquels après serment prêté par devant jurent et affirment que depuis les guerres régnantes, les manants et habitants dudit Radinghem ont supporté de très grandes et notables pertes, et particulièrement en l’an 1651, les manants dudit Radinghem ont été obligé de racheter le logement du Colonel MICHEL leur ayant coûté 400 livres audit an 1651 ils auraient aussi été logés et pour le rachat duquel logement ils auraient payé à son Excellence le Prince de LIGNE la somme de 90 livres gros en la même année 1651, lesdits manants auraient été obligés de se retirer es villes et forts à cause que l’armée du Maréchal VILTIERS était logé à La Gorgue, y ayant été bon espace de temps pillant et ravageant où bon leur semblait n’ayant pu faire aucun travail ni labeur leur causant un grand intérêt et que lors l’armée était aussi au environ de Lille, en l’an 1652 ils auraient aussi été logé au environ de Notre Dame de la Chandeleuse de deux régiments d’infanterie. Sur la fin du mois d’avril 1652 ils auraient été logés effectivement de l’armée du Duc de WITTENBERGUE par dessus lequel logement ils auraient été obligés de donner audit de WITTENBERGUE notable somme de deniers, ayant iceux de Radinghem perdus la plus saine partie de leur avestures prises par les soldats pour donner à leurs chevaux, audit an 1652 ils auraient aussi été logés de cinq régiments d’infanterie et deux de cavalerie conduits par les comtes de MEGUE, le prince de ROBECQUES, le comte de BROYE, le comte de LA MOTTERIE par trois fois où ils auraient aussi perdu notables sommes de deniers tant en meubles fourrage, foin, waras, bois, avestures comme autrement et par dessus la nourriture qu’il leur a convenu livrer et leur donner de l’argent pour tâcher de conserver les maisons, si auraient aussi été logés par ordre de son Excellence le comte de ROEUX gouverneur de LILLE par trois fois, en l’an 1653 ils ont seulement été obligés de se retirer diverses fois et par plusieurs jours lorsque l’armée était logée à Emmerin, étant obligé de nourrir le grande garde qu’elle était à Haubourdin. Affirmant en outre et particulièrement lesdits Pierre MESSEANT et Georges FLAMENG d’avoir prêté à Jean DUHEM laboureur au dit Radinghem bonnes sommes de deniers pour donner aux soldats afin qu’ils eussent à conserver la maison et ses avestures.

1656 – Révocation de testament - Phalempin

2 E 3 / 8809 acte 36 du 06/05/1656 Marguerite MULLIER veuve de François CUVELIER présentement à Lille déclare que le 21/11/1648 elle aurait fait son testament qui dit que son corps serait enterré en l’église de Phalempin, comme aussi serait dit une messe et un service solennel avec les messes de Notre Dame et du St Esprit, comme aussi elle aurait donné par son dit testament aux pauvres qui assisteraient à son dit service 2 rasières de blé converties en pain, ensemble 15 patars à chacun platelet et par dessus ce 6 livres 5 sols de rente héritière annuelle aux pauvres dudit Phalempin, et aux autres conditions reprises en son dit testament et pour diverses causes et raisons à elle connues et particulièrement le temps calomnieux des présentes guerres, elle a révoqué son dit testament avec les autres donations reprises car ainsi est son intention.

1663 – Autorisation de vente pour dette - Lille

2 E 3 / 8814 acte 72 du 20/08/1663 Avons reçu l’humble supplication de Marguerite PROUVOST veuve d'Hubert MIROUL de Lille contenant que par le trépas d’Hubert MIROUL son beau père serait dévolu succédé et échu à ses enfants plusieurs héritages situés en divers lieux et juridictions et desquels elle aurait joui avec iceux jusqu’à présent sans aucun contredit mais comme les occupeurs ne voulaient payer entièrement leur rendage sous prétexte de quelque perte qu’ils disaient avoir souffert pendant les guerres dernières et que d’ailleurs la suppliante n’avait moyen de les y obliger par voie de justice, pour n’avoir deniers à la main pour payer ce qu’il conviendrait à cet effet autre que les revenus d’iceux biens et de ceux qu’elle possédait n’étaient pas assez suffisant pour survenir à la nourriture et entretien d’elle et desdits enfants ensemble pour payer et débourser ce qu’il conviendrait pour faire la poursuite et contraindre lesdits occupeurs au paiement de leurs rendages, elle serait bien désireuse pour conserver le droit desdits enfants.

1645 – Fuite vers Lille - Bondues

2 E 3 / 3572 acte 9 du 08/11/1645 Jean TEIZE, laboureur, demeurant à Bondues, déclare qu’il a été contraint par la venue de l’armée française aux environs de Lille au mois de septembre 1645 d’abandonner les lieu manoir jardin et terre à labour qu’il occupe et entre autre 3 bonniers et demi appartenant à Messire Jehan DE WASQUEHAL, chevalier, seigneur de Lassus, gisant à Bondues, et ses meubles et provision de vivre ayant été contraint avec sa femme, famille et bestiaux qu’il aurait pu sauver à Lille et ailleurs.

1645 – Idem - Lompret

2 E 3 3572 acte 15 du 05/10/1645 Jacques HOSTE, laboureur, demeurant à Lompret…

1648 – Conseil de guerre - Bondues

2 E 3 / 3574 acte 90 du 26/01/1649 Robert LAMBELIN, fils de feu Denis, bailli de la terre et seigneurie de Bondues, âgé de 52 ans et Antoine HOLLEBECQUE, fils de feu Pierre, échevin de Bondues, âgé de 48 ans, lesquels après serment ont affirmé que Jacques LOUAIGE, censier de la "Cense de l’Hostel" à Bondues, présentement dévolu par droit d’annotation du chef du Comte DE HENIN, lesquels savent fort bien que le 17 mai 1648 lors que son Altesse avec les princes et notre armée ont été reprendre la ville de Courtrai, sa plus grande partie de l’armée a fait halte à Bondues et ont tenu conseil de guerre au "Jardin du Belarbre" proche du château de Bondues durant lequel temps lesdits soldats ont passé et repassé au travers des avestures dudit LOUAIGE.

1662 – Ruinée par la guerre - Lille

2 E 3 / 3581 acte 166 du 22/03/1662 Isabeau BONAVENTURE veuve de Michel BOUTRY vivant marchand drapier au faubourg de Saint-Pierre lez Lille, âgée de 87 ans, déclare que se trouvant en grande nécessité avec trois de ses filles de petite entreprise desquelles l'une est devenue aveugle et se voyant icelle comparante privée de certain héritage hors de la porte dudit Saint-Pierre par la rigueur des guerres en partie en chaussée proche des contrescarpes pour aller au rivage sans espoir d'être secourue, elle aurait requis Isabeau BOUTRY aussi sa fille de tenir son ménage avec ses sœurs.

1651 – Passages dans la Pévèle – Tourmignies…

2 E 3 / 5180 acte 16 du 29/02/1651 Pasquier DUGARDIN fils de feu Nicolas, âgé de 52 ans environ, Michel CAMBIER fils de feu François, âgé de 30 ans environ, Jean Baptiste WIBAUT fils de feu Jean, âgé 25 ans environ, Louis DEHELLIN fils de Jean tous laboureurs à Tourmignies de la part de Jean DORCHIES bailli de Tourmignies, censier et occupeur des héritages et rentes foncières et seigneuriales appartenant à son Excellence DESPINOY affirment que ledit DORCHIES a subit des pertes par les gens de guerre venus à Tourmignies, Mérignies et villages circonvoisins les années 1649 et 1650 dont les armées passant et repassant, pillant et ravageant les avestures.

1645 – Logement à Pont à Marcq, duc de Lorraine, biens dans l'église

2 E 3 / 5180 acte 62 du 21/07/1650 Simon WIGNART fils de feu Guillaume, âgé de 50 ans, Bauduin WACQUIER fils de feu Pierre, âgé de 40 ans, Martin FAVIER fils de feu Martin, âgé de 46 ans et Pierre MAUROY fils de feu Jean, âgé de 24 ans tous environ laboureurs et parmentiers à Pont à Marcq à la demande de Jean LEMESRE bailli et laboureur à la cense du "Buselin" à Pont à Marcq, affirment qu'ils savent que ledit LEMESRE a été gravement affligé des logement, passages et repassages des gens de guerre et notamment depuis la prise d'Arras et de La Bassée et autres circonvoisines et principalement depuis l'an 1645-1646 lors que l'armée française est venue loger à Pont à Marcq ayant ravagé et pillé ledit village et fait paître ses chevaux au milieu de ses avestures et prairies et encore l'année 1647 le duc de LORRAINE est venu loger à Pont à Marcq avec toute son armée, pillant, ravageant et ruinant ledit village en battant toutes les graines des granges et l'année 1648 ladite armée est venue loger audit village de Marcq en faisant grands dégâts et principalement alors qu'ils étaient logés vers Lille sont venu battre tout le blé étant droit par les champs tellement que ledit LEMESRE n'en a rien retiré ayant ceux-ci toute sa maison et charpentage de sa cense tiré et abattu de sorte qu'il ne lui reste rien de ses avestures étant sur les terres de Mademoiselle Jeanne BERNARD veuve de Jean DE LE HAYE de Lille, de même en 1649 avec l'armée du Marquis FOUDRACQUE venue loger audit Marcq ayant abattu une partie de ses blés et marchandises étant dans les granges, il perdit donc tous ses chevaux, ses meubles tant en sa maison qu'en l'église.

1646 – Logement Pont à Marcq, pillage de l'église

Tab 5180/65 du 10/07/1650 Jean et Georges LEMESRE, Bauduin WAUCQUIER demeurant à Marcq en Pévèle âgés de 33, 27 et 40 ans environ à la demande de Martin FABVIER hoste et laboureur à Marcq affirment que les gens de guerre depuis 5 a 6 ans ont logé, passé et repassé audit Marcq, principalement l'armée française venue y loger le 10 juin 1646 conduite par le Sieur duc d'ENGHIEN ayant mis les chevaux, chars et charrettes au milieu des avestures et baraque au milieu ayant tout gâté et frappé au pied des chevaux tellement que ledit FAVIER n'a rien pu récolter, de même avec l'armée du duc de LORRAINE, FOUDRACQ et autres ayant aussi logé audit Marcq et fait pareillement des dégâts sur les avestures et granges ayant plusieurs fois pillé l'église et pris ce qu'il y avait mis tellement que le pauvre village a tout perdu en particulier ledit FAVIER lequel est venu en décadence et ses moyens ne pouvaient satisfaire à ses créditeurs.

1641 – Vol de blé, réfugiés à Lille, meuniers, modération - Verlinghem

2 E 3 / 6436 acte 27 du 23/9/1642 Jean GRUISON fils de feu Antoine, meunier, âgé de 54 ans ou environ, Gilles LEHOUCQ fils de feu Gilles, hoste, âgé de 51 ans ou environ, et Wallerand DESCAMPS fils de feu Jean, meunier, âgé de 43 ans ou environ, tous demeurant à Verlinghem, ont dit, juré et pour vérité affirmé d'avoir bonne et sure connaissance de Jean et Pierre DESCAMPS, frères enfants de feu Mathieu, fermiers du moulin à vent à usance de moudre blé dudit Verlinghem, dévolu par droit de confiscation et annotation au profit de Sa Majesté, du chef du Comte d'Egmont, lesquels ont perdu grand nombre de leurs meubles, grains et farine, étant tant en leur maison et domicile que audit moulin, qui ont été pris, dérobé et emportés tant par les Français à leur venue de La Bassée vers la ville de Lille, que par après par les gens de guerre de Notre Roy, lesquels ont tenu et fait tenir place d'armes proche dudit Verlinghem et es villages voisins, cause pourquoi ils ont pris, battu et emporté la plupart des blés qui devaient être dépouillés par les dits fermiers en l'août 1641, sicomme les blés et farine qui étaient séants audit moulin, de plus qu'ils ont souffert et supporté grands perte et intérêts pour n'avoir été possible de faire leur profit dudit moulin durant l'espace de 5 à 6 mois suivant la venue des dits ennemis d'autant la plupart des gens dudit Verlinghem étaient transportés es villes circonvoisines, n'étant les dits fermiers aller chercher avec leurs chevaux les grains pour moudre pour le péril évident qu'il y avait lors d'être leurs dits chevaux avec aux pris et dérobés comme dessus, montant l'intérêt à notable somme que les dits attestants ne peuvent instamment estimer, leur semblant en conscience que les dits fermiers peuvent et doivent mériter quittance et modération de la demi-année de rendage dudit moulin, échue au jour de mi-mars dernier passé de cet an 1642.

1644 – Compte des pertes d'un fermier - Verlinghem

2 E 3 / 6438 acte 67 du 20/4/1644 Jacques et Claude LEZY, père et fils, ledit Jacques fils de feu Hubert, laboureurs, âgés à savoir ledit Jacques de 62 ans ou environ, et ledit Claude de 33 ans ou environ, demeurant à Verlinghem, déclarèrent que, à la réquisition de Pierre LEURIDAN fils de feu Josse, laboureur, et Françoise SAINCTIVE, sa femme, demeurant en la cense "Des Tombes" audit Verlinghem, ils avaient fait priserie et estimation des plus nobles pertes que les dits Pierre LEURIDAN et sa femme ont supportées tant à cause des guerres que pour avoir été ladite cense entièrement brûlée en suivant l'août 1641; item pour n'avoir pas ledit LEURIDAN pu avoir de blanches bêtes depuis lors jusques à présent, faute de n'avoir d'édifices pour les renclore et mettre à couvert; item pour, à faute que dessus n'avoir pu tenir tant de bêtes à connes; item pour à faute de porcherie, n'avoir pu tenir ni engraisser de porcs; item pour à faute de fiens et estrains, lesquels ayant été brûlés en la cour de ladite cense, et faute de n'avoir pu faire les labours nécessaires ni tant remis qu'il devait; item, pour à faute de n'avoir une grange et autres bâtiments pour renclore les ablais et avestures procédant des terres de ladite cense qu'il fut contraint mettre en moyes; item pour les édifices qu'ils ont fait bâtir pour eux retirer avec leur famille, bestiaux, la somme de 600 Livres Parisis; item faute d'enclôture, ils ne peuvent avoir poulets en tel nombre qu'auparavant, ni tant de coulombs qu'ils étaient accoutumés, sans comprendre les fumiers qu'ils faisaient et pour ne pouvoir faire leur profit de ce que vient de leurs vaches, faute de dépense pour faire fourmages.

1645 – Fuite, pertes en l'absence, rançon, sauvegarde inutile, rachat de vol - Verlinghem

2 E 3 / 6441 acte 16 du 28/11/1648 Antoine SIX fils de feu Toussaint, laboureur, âgé de 48 ou environ, François CAPPON fils de feu Arnould, âgé de 60 ans ou environ et Rémy DUBOIS fils de feu Pasquier, âgé de 42 ans ou environ, tous échevins de la Srie de Verlinghem, déclarèrent que, à l'arrivée de l'ennemi aux environs de la ville d'Armentières, en l'an 1645, Philippe DUFLOCQ fils de feu Rémy, censier de la cense "de le Court" audit Verlinghem, aurait avec les autres manants du dit lieu, abandonné sa demeure, meubles et avestures qu'il a trouvés à son retour pris, emportés et gâtés pour la plus saine partie, comme aussi les labours arriérés en telle sorte qu'il n'a pu ensemencer les terres de ladite cense à son ordinaire pour les dépouilles à l'août 1646 en laquelle année la dépouille a été tellement gâtée de la mêlée survenue sur icelles qu'elle n'a été à beaucoup près insuffisante pour payer les loyers des ouvriers, labours, semences, contributions à l'ennemi, fourrages de la garnison de la ville de Lille, tailles et XXèmes, sans toucher aux autres frais et charges extraordinaires qu'il a supportés par les logements journaliers, passages et repassages des gens de guerre d'avantage que l'agent du Comte D'EGMONT aurait durant lesdites années fait appréhender et constituer prisonnier ledit DUFLOCQ par ledit ennemi et le contraint à payer sur le rendage de ladite année 600 florins sans toucher à pareille somme par lui payée audit agent sur le rendage de l'année 1645 et au regard de l'année 1647, la plus saine partie de toutes les avestures ont été durant le siège et après la prise d'Armentières gaspillées, gâtées, levées et emportées par les gens de guerre de Sa Majesté, pardessus quoi auraient pris tous les meubles, bêtes chevalines, bêtes à cornes, blanches bêtes et partie de ses grains, nonobstant les sauvegardes qu'il avait prises à grand frais pour se garantir contre les voleurs, desquelles bêtes il en a racheté aucunes qu'il avait pu reconnaître au péril de sa vie.

1651 – Armée à Warneton, duc de Lorraine, logements, pluie, rançon – Verlinghem (suite)

2 E 3 / 6443 acte 139 du 27/06/1651 Philippe DUFLOCQ fils de feu Rémy, censier de la Cense "de le Court" audit Verlinghem et qu'il a supporté notables pertes es années 1648, 1649 et 1650, si comme, la dépouille de l'an 1649 a été tellement gâtée de la mêlée similaire qu'elle n'a été, à beaucoup près, suffisante pour payer le loyer des ouvriers, semences, contributions à l'ennemi, fourrages pour la garnison de cette ville, tailles et XXèmes et 2 à 3 logements, savoir l'un de 2 régiments d'allemands allant au siège devant Ypres, le second de 4 régiments de lorrains retournant du dit siège et le 3ème d'une Cie allant en garnison en Armentières, outre quoi toutes ses vaches lui furent prises par une partie de cavalerie lorrains venant des faubourgs de cette ville, lesquels il fut contraint de racheter et de se réfugier et retirer en lieu de sûreté, ayant bonne partie de ses marchandises telles que lin et pois été gâtée et péries des pluies continuelles survenues durant lesquelles années, il a aussi supporté des pertes extraordinaires par les logements journaliers des parties françaises qui se ont venues placer de nuit en ladite cense et eux fait donner nourriture durant leur séjour, passages et repassages de gens de guerre, d'avantage qu'il a été appréhendé et constitué prisonnier à La Bassée par plusieurs fois à la requête des Agents du Comte d'EGMONT et le contraint de leur payer certaine somme de deniers.

1647 – Morte de maladie - Wambrechies

2 E 3 / 309 actes 2, 3 et 4 du 23/12/1647 Isabeau DELEBARRE fille de Jacques, âgée de 18 ans de Wambrechies affirme qu'elle a gardé en octobre dernier Louise DESPLANCQUE fille de feu Jean, malade de la contagion, qui fut administrée des sacrements le 21 du dit mois vers midi et le soir Philippe DELETOMBE, notaire, a passé une donation au profit de Jean DELEFORTRIE son oncle allié et ses enfants et d'Antoine SINGIER fils de feu Marc, son cousin. Etant alors la dite fort malade et n'ayant vu si elle était en état de jugement. Attestation pour Gilbert DELEVALLEE de Verlinghem, tuteur de Pierre DELEVALLEE fils de feu Denis et de feue Catherine DESPLANCQUE. Même attestation par François DEVILLERS fils de feu Jean(?), charpentier à Wambrechies, âgé de 62 ans et de Jean LESCAILLET fils de feu Médard, manouvrier à Wambrechies âgé de 45 ans : elle avait perdu le jugement, on n'entendait plus ce qu'elle voulait dire et ses propos n'avaient plus de suite (sic).

1648 – Traité de Nimègue, retour en propriété -

2E3 / 3874 acte 11 du 27/01/1649 Noble personne Philibert DE MARTIGNY seigneur d'Hellemmes demeurant au pays de Liège, actuellement à Lille neveu en ligne collatérale de feu Messire Philibert DE MARTIGNY vivant chevalier, seigneur de Herinsart son parent le plus proche et héritier de l'action ci-après touchée naissante du traité de paix entre sa Majesté Catholique et les Etats généraux des Provinces Unies à Münster le 16 mai 1648 et en ces pays le 5 juin 1648 portant que ledit feu Philibert est propriétaire de la terre et seigneurie de Pitgam en la châtellenie de Bergues Saint Winocq qui a été confisquée vers 1584 durant les troubles par les fiscaux de sa dite Majesté à cause que ledit Sieur de Herinsart avait tenu partie desdits Etats et depuis vendue judiciairement ce que les héritiers, suivant ledit traité, peuvent racheter ce que ledit comparant souhaite faire mais il ne peut se déplacer et nomme donc (blanc) procureur postulant à Bergues Saint Winocq pour le représenter. Nomination de procureur.