CYSOING L'abbaye
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Cysoing (Cisonium) est le centre d'un fisc impérial, celui de Louis le Pieux qui le donne à sa fille Gisèle, petite-fille de Charlemagne, lors de son mariage avec Evrard de FRIOUL. En 854 l'abbatiale est en cours de construction. C'est l'arrivée des reliques du pape Calixte qui justifiera son nom.
Rodolphe, le premier abbé, fait don de l'abbaye à l'archevêché de Reims. En 1112-1117 les chanoines se dispersent et les biens sont gérés par un prévôt laïc. L'abbaye dispose de deux centres éloignés : Le prieuré de Beaurepaire à Somain avec une maison de femmes (supprimée au milieu du XIIIe siècle) et une d'hommes, et Hertsberge (Ste Gertrude) un centre d'exploitation agricole au sud de Bruges.
En 1128 l'abbaye est administrée à nouveau normalement. En 1132 elle adhère à la congrégation d'Arrouaise (assez stricte) puis au début du XIIIe siècle à la congrégation Saint Victor de Paris.
En 1196 Ingebourge, épouse du roi de France Philippe Auguste, est répudiée et enfermée à Cysoing puis à Beaurepaire. En 1214 l'abbaye sert d'hôpital lors de la bataille du Pont de Bouvines. En 1393 et 1520 des incendies ravagent l'abbaye. En 1496 elle se rattache à la congrégation des chanoines réguliers Augustins de Windesheim, elle restera augustine jusqu'au bout. En 1566 et 1579 les gueux gyrovagues et iconoclastes ravagent à l'abbaye.
Le corps de Saint Calixte mis en sécurité à Reims au IXe siècle est rapatrié en grandes pompes à Cysoing en 1616. Louis XV y séjourne en 1744. On y construira une pyramide en souvenir de la victoire de Fontenoy gagnée par ce roi. Lors de la Révolution deux chanoines sont guillotinés, les biens inventoriés et vendus en partie. Elle devient une maison de refuge pour les moines bénédictins, et les augustins de Cysoing partent à Hasnon. En 1792 les bénédictins quittent à leur tour Cysoing.
Les Français prennent la ville le 26 octobre 1793 et incendient la tour abbatiale, feu qui se communique au reste des bâtiments. Il ne reste aujourd'hui que les écuries, les viviers et la pyramide.
L'abbaye possédait les paroisses et cures de Dottignies, Lys lez Lannoy, Toufflers, Lannoy, Ascq, Forest, Chereng, Baisieux, Gruson, Camphin en Pévèle, Bouvines, Wannehain, Cysoing, Louvil, Cobrieux et Genech.
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