BOUSBECQUE - Etude, introduction
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QUELQUES OBSERVATIONS SUR LA DEMOGRAPHIE ET LA SOCIETE
A BOUSBECQUE A L'EPOQUE NAPOLEONIENNE
Introduction
J’ai été amené à faire un dépouillement complet de tous les éléments contenus dans les actes d’état civil de Bousbecque de l’an 12 (septembre 1803) à 1812 compris, à titre bénévole, pour le projet généalo.
Les informations contenues m’ont donné l’idée d’en faire une synthèse et de les relier à leur contexte historique et sociétal. Ce travail n’a cependant pas de prétention scientifique comme pourraient l’attendre démographes et universitaires. Il se veut être le plus rigoureux possible mais sans être austère pour autant. Il n’a comme ambition que d’apporter peut-être un petit éclairage local.
Bousbecque est une petite ville du Nord de la France à une vingtaine de km au nord de Lille, séparée de la Belgique par la Lys qui en fait une frontière naturelle. Le plan cadastral de la commune le plus proche de cette période est celui de 1830 aux archives de Lille. Je l’ai reproduit en précisant le nom des « cantons » ou « sections » indiqués dans les actes.

Nota : l’orthographe des lieux-dits est variable selon les actes ex : basville ou basse ville …, ex : crismesse, chrismesse, crimesse, …., ex belcamps, belcamp … Sur le plan, ont été reportés les noms orthographiés au cadastre.
La population de référence retenue est celle de 1806 : 1 649 habitants
Quelques remarques sur le "matériau" d'analyse : les actes NMD de Bousbecque
Les actes se présentent, en suivant, par ordre chronologique, sans distinction entre naissances, mariages, décès. Il n’y a pas non plus de notes en marge permettant de retrouver l’acte recherché.
Le Maire, rédacteur des actes durant toute la période, est Jean Jacques Joseph LE COMTE
Il a une belle écriture, régulière et sans fioritures, ce qui rend la lecture aisée le plus souvent.
Il n’est pas très soucieux de l’exactitude de l’orthographe des noms propres, comme cela a déjà été signalé pour les noms des lieux-dits de la commune. Il en est de même pour les noms de famille et il n’est pas rare d’avoir, dans le même acte, 2 orthographes différentes pour le même nom. Il en est de même pour le récapitulatif par type d’acte et par ordre alphabétique de fin d’année. Il est vrai que ses concitoyens ne sachant le plus souvent « ni écrire, ni signer » comme nous le verrons plus loin, ne sont sans doute pas capables d’épeler leur nom.
Par ailleurs, le Maire modifie parfois les prénoms, ajoutant volontiers Joseph ou écrivant Henry plutôt que Henri au récapitulatif alphabétique.
Les noms et prénoms sont souvent les mêmes et il est souvent difficile de s’y retrouver dans les familles aux noms très répandus comme CASTELAIN, DAL (DALLE), CATEAU (avec 6 orthographes différentes !), les prénoms comme Jean Baptiste ou Jean Baptiste Joseph étant légions. Cela ne rend pas l’analyse aisée, bien que le recoupement de tous les actes à l’aide du tableur facilite quelque peu les choses.
Le Maire par ailleurs semble suivre des directives et modifie le type de renseignements qu’il indique : par exemple, il ajoute, le cas échéant, à partir de l’an 13, les dates et lieux de décès des parents des époux ou au contraire, n’indique plus à partir de juin 1812, la profession des témoins aux mariages.
Deux points néanmoins ont également attiré mon attention :
v Le Maire n’indique pas les prénoms de l’enfant dans l’acte de naissance de celui-ci à 11 reprises, la première fois en 1809, mais le phénomène s’accentue au fil des années. J’ai pu les reconstituer grâce au répertoire annuel, mais cela peut être bien gênant dans les recherches. De même, en 1810, il oublie d’indiquer dates de naissance et d’acte, lors de la naissance d'Honoré Louis Joseph DAL…. mais l’indique dans le répertoire annuel.
v On peut constater que de façon pratiquement systématique, le père vient déclarer une naissance accompagné de 2 témoins. L’un est un homme, l’autre une femme. A partir du 28/04/1806, le 2ème témoin est presque toujours un homme. Pourquoi ? Je n’ai pas trouvé d’explications à cette soudaineté mais nous nous trouvons dans le contexte du Code Napoléon promulgué en 1804 qui donne la primauté à l’homme en particulier dans l’autorité parentale : Article 373 : « Le père seul exerce cette autorité durant le mariage »
Suite de l'article : La natalité / la nuptialité / la mortalité
Etienne-Marie DHALLUIN
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